Cette série de natures mortes recrée l’instant fugace du « temps du café », après un repas. En jouant avec la lumière naturelle et ses variations, j’ai cherché à capturer le passage du temps, préservant ainsi le rapport au réel. Les objets, disposés sur fond blanc comme en studio, évoquent à la fois la spontanéité d’un moment quotidien et la rigueur d’une mise en scène.

L’équilibre entre intimité et composition s’exprime par la disposition des éléments, le choix des angles (plongée, contre-plongée) et l’évolution des ombres, qui dessinent une cohérence visuelle dans un espace-temps suspendu.

Fin de repas

Trompe l’œil

Face à ces photographies, le volume des objets semble s’aplatir, interrogeant notre perception de la profondeur. L’enjeu était de créer un trompe-l’œil subtil, où la supercherie ne se révèle pas immédiatement, pour restituer une sensation de volume et d’unité. Chaque élément, par sa disposition et sa lumière, s’assemble en une composition cohérente, jouant avec les limites entre réalité et représentation.

Collage

Ce triptyque explore les possibilités du collage à travers différents procédés. Le scotch, en plaquant et figeant le bouquet, transforme les fleurs en nature morte tout en jouant sur le ton sur ton, leur redonnant une apparence vivante et posée. Par transparence, les fleurs semblent flotter, créant un dialogue entre immobilité et légèreté, entre matière et illusion.

Comme à la maison

Ce triptyque s’attache aux objets du quotidien, présents sans prétention dans notre intimité. La lumière douce, aux ombres travaillées, semble animer ces éléments, leur donnant une présence presque vivante.

Évoquant les jeux de clair-obscur de Rembrandt ou la touche des Impressionnistes, cette série interroge la façon dont l’objet, simplement posé là, habite l’espace et se charge de sens.